T4deliriousny’s Blog – Groupe12


Le phare d’alexandrie

Maarten van Heemskerck, XVIeme siecle

Maarten van Heemskerck, XVIeme siecle

Le phare d’Alexandrie, en plus d’être le premier, est le plus symbolique des phares de l’antiquité. Ainsi le mot phare (de l’île de Pharos sur laquelle se situe le phare, du latin pharus) est utilisé pour désigner communément ce type d’édifice.

Tout d’abord, en regardant des images de reconstitution du phare, ce qui frappe c’est sa ressemblance avec les formes des « building » new-yorkais. Bien que le bâtiment eut été détruit par un tremblement de terre en 1303, on sait avec certitude qu’il était composé d’une base carrée légèrement pyramidale, suivi d’une colonne octogonale et surmonté enfin d’une petite tour ronde distale érigeant une statue. L’édifice atteignant ainsi une hauteur d’environ 135 mètres. Cette base carré de 71 mètres était composé de pièces servant d’habitation au personnel chargé de l’entretien du phare ou d’entrepôt de combustible. Elles étaient aménagées tout autour d’une rampe intérieure assez large pour livrer passage aux bêtes de somme chargées d’acheminer le combustible. Ainsi il s’agit du plus grand bâtiment habitable de l’antiquité.

Le but premier du phare fut évidemment de protéger et guider les marins vers la ville d’Alexandrie, en évitant les cotes dangereuses. Ainsi visible de très loin de la mer, mais aussi de la terre, étant très plate dans cette région, son rayon se distinguait a plus de 50 kilomètres à la ronde. Selon Jean-Yves Empereur, qui dirige les fouille terrestre et sous-marine du phare, il s’agirait aussi d’une oeuvre de propagande. Ainsi la ville tout entière a été construite de façon démesurée et le phare devait en être le symbole.

Peut-on donc rapprocher Alexandrie de New York, villes de mélange culturel et social et de l’excès architectural?

Publicités


Des Tours pour le Grand Paris

A propos du réaménagement du Port de Gennevilliers

Jean Nouvel, dans son projet du Grand Paris, réaménage le Port de Gennevilliers en quartier d’affaires. Il propose de construir, non pas une tour, mais tout un chapelet, qui entoure le port.

Chapelet de tours, entourant le Port de Gennevilliers

Chapelet de tours, entourant le Port de Gennevilliers



« Le plus haut immeuble mixte jamais construit en Europe »

A propos de la double tour mixte Hermitage Plaza, de l’architecte Norman Foster

A l’occasion du Marché international des professionnels de l’immobilier, le nouveau projet de Norman Foster (bien connu pour avoir construit le Viaduc de Millau) a été dévoilé.

Il s’agit d’un complexe composé de deux tours : la première haute de 91 étages accueillera un hôtel cinq étoiles, un centre de Thalassothérapie et des appartements ;  le seconde, haute de 93 étages, des bureaux et, également, des appartements. Les deux tours s’élèveront au-dessus d’un vaste socle aménagé en place publique, bordé de boutiques, de restaurants et de café, ainsi que des équipements culturels. Sa livraison st prévue pour fin 2014.

La double tour mixte Hermitage plaza, de l'architecte Norman FosterLa double tour mixte Hermitage Plaza, de l’architecte Norman Foster

Patrick Devedjian, directeur de l’Epad (Etablissement public d’aménagement de La Défense) a tenu à remercier l’architecte « d’avoir eu l’élégance d’arrêter ses tours à trois cent vingt trois mètre de hauteur,  soit un mètre en dessous de la tour Eiffel »



Le gratte ciel en tant que représentation sociale

A propos du film Métropolis de Fritz Lang, parut en Allemagne en 1927

En 2026, l’industriel Joh Fredersen dirige une gigantesque mégalopole divisée en deux : la ville haute, où vivent les familles dirigeantes, dans l’oisiveté, le luxe et le divertissement ; et la ville basse, où les travailleurs font fonctionner la ville.
Cependant certaines personnes, telles que Maria, une femme de la ville basse, ou encore Freder Fredersen, fils du dirigent de Métropolis, tentent de promouvoir l’entente entre les classes.
Cette lutte pour une meilleure égalité les amène successivement dans les Jardins Eternelles de la ville du haut, puis dans les catacombes. En quoi l’architecture de Métropolis joue-t-elle un rôle prépondérant dans le déroulement de l’histoire ?

Métropolis fait référence à l’histoire de la Tour de Babel : que se soit par la tour appelée « Nouvelle Tour de Babel », ou encore par l’histoire de la jeune Maria, qui apporte l’espoir aux ouvriers. Cela nous amène donc à nous poser des questions telles que: « Métropolis tombera-t-elle comme la tour de Babel? Subira-t-elle le même sort? », et par la même à remettre en cause ce fantasme de la hauteur, qui traduit la vanité de l’homme de vouloir démontrer toujours plus de puissance.

De plus la création de l’androïde à l’intelligence artificielle, qui échappe ensuite à son créateur, fait référence à « la question de l’accident » où chaque innovation technique à pour conséquence la création de nouveaux accidents et de nouveaux risque pour la société.

Image tirée du film de de Métropolis

Image tirée du film de de Métropolis


Minarets

Le minaret est un élément architectural des mosquées. Il s’agit généralement d’une tour élevée dépassant tous les autres bâtiments. Comme les clochers des églises, son but est d’appeler les fidèles à la prière et de localiser le lieu de culte dans la ville, en en faisant un bâtiment remarquable, identifiable par sa symbolique. Le terme « minaret » vient d’ailleurs de l’arabe منارة (manāra) « phare ». Il est important de souligner que son but est symbolique et que sa présence n’est pas indispensable. Il n’y a en effet, pas d’évocation de ce symbole dans le Coran, et son apparition architectural remonte à la fin du premier siècle de l’hégire (VIIeme siècle).

Cet élément architectural peut-il s’insérer dans des paysages occidentaux?

dessin de mix & remix

Le minaret est un élément architectural des mosquées. Il s’agit généralement d’une tour élevée dépassant tous les autres bâtiments. Comme les clochers des églises, son but est d’appeler les fidèles à la prière et de localiser le lieu de culte dans la ville, en en faisant un bâtiment remarquable, identifiable par sa symbolique. Le terme « minaret » vient d’ailleurs de l’arabe منارة (manāra) « phare ». Il est important de souligner que son but est symbolique et que sa présence n’est pas indispensable. Il n’y a en effet, pas d’évocation de ce symbole dans le Coran, et son apparition architectural remonte à la fin du premier siècle de l’hégire (VIIeme siècle).

Cet élément architectural peut-il s’insérer dans des paysages occidentaux?

En 2007, la Suisse a fait face à cette question lorsque certains partis politiques se sont mobilisés contre l’édification de trois minarets, à Wangen bei Olten, à Langenthal et à Wil (Saint-Gall). Alors que l’église, par le biais de l’évêque de Bâle, Kurt Koch, juge que la construction de minarets ne pose aucun problème, les arguments invoqués par ces hommes politiques sont sur la symbolique de l’objet architectural. En effet, elle représente à leurs yeux un élément de conquête islamique, de domination et un instrument pour les intégristes religieux. Ainsi on remarque alors que ce n’est pas l’existence même de la communauté religieuse qui est mis en cause, elle est tolérée (se référer à la définition exacte de ce terme), mais son élévation, sa distinction dans le tissu urbain, comme un phare, la revendication de son existence qu’elle soit visuelle ou auditive (la tour servant en effet au muezzin à appeler les fidèles à la prière).

Mais voilà, la Suisse compte déjà deux mosquées avec minarets sur son territoire, une à la mosquée de Zurich, l’autre à la mosquée de Genève, inaugurée réciproquement en 1963 et 1978. Il n’y eu alors aucun problème a relater, leurs existences ne semble pas avoir suscité de débat à l’époque. Ces réticences, actuelles, sont donc le résultat d’une période post-11 septembre, avec une confusion et une ignorance, donc une peur, sur cette religion. Et si la forme élancée de la tour rappelle à une dame interviewé la forme d’une fusée, certain parti de droite irons même jusqu’à tenter d’inscrire dans la constitution que «La construction de minarets est interdite». Plus qu’un problème d’identité culturelle ou d’esthétisme urbaine il s’agit simplement d’obscurantisme et de méconnaissance de la religion. Il est a noter que l’Italie, à Genève, à fait face à ce même genre de problème.

En savoir plus:
http://infrarouge.tsr.ch/ir/227-minarets
http://www.minarets.ch/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Minaret_de_la_discorde
http://www.islamisation.fr/archive/2008/07/31/italie-genes-le-minaret-de-la-discorde.html
Dessin de Mix & Remix



La Tour sans fin, Jean Nouvel
La Tour sans fin, projet de Jean Nouvel

La Tour sans fin, projet de Jean Nouvel

Extrait d’un article tiré de La Tour sans fins, les vertus de l’inhabitude de Béatrice Houzelle et Marie-Christine Loriers in Technique et Architecture, n°398, octobre/novembre 1991. Cet extrait décrit le projet non-réalisé de la Tour sans fin prévu pour être construit dans le quartier de la Défense.

« La tour commence dans un cratère, un trou noir, en granit. Vous ne savez absolument pas d’où elle part, à la manière d’un pieu planté dans le sol. Elle n’a pas de socle. La lecture absolue du sol naturel est sauvegardée: les trains, les voitures passent très près gardant ainsi lisible le niveau de référence. Dans ce sol retrouvé se trouve le cratère de minéral sombre, le fond à vingt-cinq mètres plus bas. Une tour en jaillit, elle aussi de granit noir. La limite est difficilement perceptible, elle se dérobe au regard, sa perception change : ce granit noir est mal équarri lorsqu’il émerge du sol, puis un peu adouci, un peu plus mat, et satiné brillant, éclatant…jusqu’à se terminer par un cylindre en verre, transparent, sans plancher, constitué de structures chromées très légères, de câbles et de verre, au filtre duquel on peut lire le ciel. Il faut avoir une vue bien aiguisée pour en distinguer la fin, là-haut, surtout avec la luminosité ambiante générale à Paris. »



Les gratte-ciel : des tours toujours plus hautes !

Pour plus de concret, quelques informations sur la mise en œuvre d’un gratte-ciel et un aperçu des tours dépassant les 300 m de hauteur.

Informations tirées du site web : http://www.techno-science.net

La conception :

Peu d’architectes qualifiés ont la chance d’être choisis pour un projet d’une telle ampleur. Le building doit répondre à un certain nombre de critères, comme :

–          Maximalisation de l’espace intérieur

–          Règles de sécurité

–          Résistance aux vents, aux séismes et aux incendies

Les fondations

La construction d’une tour nécessite un point d’ancrage très solide, en effet, le gratte-ciel pèse plusieurs milliers de tonnes qui sont réparties sur une surface de sol réduite ! Suivant la nature du sol, les fondations peuvent atteindre jusqu’à 100 m de profondeur.

Le sol rocheux de Manhattan est « idéal » pour la construction de tours. Ce n’est pas le cas de Shanghai, puisque le sol s’affaisse sous la masse des constructions :

–          Entre 1,5 cm/an et 3 cm/ an dans les quartiers financiers

–          6,3 cm/an aux alentours du Jin Mao

La structure

La structure des gratte-ciel diffère évidemment des constructions peu hautes. Il s’agit d’une armature squelettique sur laquelle sont fixés des murs. Les matériaux de constructions varient selon les pays. Jusque dans les années 30, les structures étaient faites en acier. Actuellement, on privilégie le béton armé : structure autour d’un noyau central assurant la rigidité du bâtiment.

Les systèmes de constructions permettant de dépasser les 100 m de hauteur :

–          la structure à ossature extérieure triangulée (exemple : le John Hancock Center à Chicago)

–          l’assemblage d’un ensemble de minces tours, permettant une plus forte solidité, surtout au niveau de la base (exemple : La Sears Tower de Chicago)

John Hancock Center

John Hancock Center

Sears Tower

Sears Tower

Les façades

Au début du 20eme siècle, les façades des gratte-ciel laissaient visible la structure, témoin d’une certaine maîtrise de la technique.

Un aperçu de tours, dépassant 300 m :

Diagramme gratte-ciel